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Le principe 80/20 de Richard Koch

“Comment faire plus avec moins”

(Extrait du livre)

 Introduction

 

 Villfred Pareto, célèbre économiste italien du XIXe siècle, s’est intéressé bien avant Richard Koch au principe du 80/20.

 

Approche incontournable sur la scène économique mondiale, elle est aujourd’hui revisitée, remise au goût du jour afin d’être appliquée quotidiennement à tous les aspects de la vie.

 

L’origine du principe de Pareto, ou loi de Pareto, remonte au début du XXe siècle, lorsque Vilfredo Pareto avait à sa charge, l’étude économique de plusieurs pays.

 

Il s’est rapidement aperçu que 80% des richesses mondiales étaient détenues par seulement 20% des pays du monde.

 

En poursuivant ses recherches, il comprit lors de l’étude individuelle de chacun de ces pays que 80% de leurs richesses nationales n’étaient détenues que par 20 % de leur population.

 

Fort de ses constats, l’économiste est donc remonté dans les archives afin de prouver que ces résultats se répétaient depuis plusieurs décennies dans une majorité de pays riches.

 

Ce ratio de 80/20 s’est avéré probant.

 

C’est ainsi qu’est née la loi de Pareto et le fameux principe du 80/20.

 

Quelques années plus tard, chercheurs et économistes se sont de nouveau lancés dans l’étude de ce ratio afin de voir s’il était applicable à d’autres secteurs que celui de l’économie.

 

Dans son livre Richard Koch, analyse les principaux facteurs d’intérêts entre vie personnelle et vie professionnelle.

 

Il explique en détail comment le principe des 80/20 peut s’appliquer à ces différents domaines, afin d’optimiser notre temps, mais aussi notre productivité et notre qualité de vie.

  

Voici le principe 80/20

 

 

 Le principe des 80/20 s’appuie sur un constat simple : 20% de causes entraînent 80% des résultats.

 

Cela s’applique à tous les aspects de la vie, qu’ils soient professionnels ou personnels.

 

Par-là, il faut donc comprendre que 80% des efforts, du temps et des investissements fournis sont improductifs et nécessiteraient d’être optimisés et concentrés si l’on souhaite obtenir un résultat probant.

 

En somme, il existe un déséquilibre constant entre cause et résultats.

 

Pour exemple dans le monde du travail, environ 20% des clients contribuent à engranger 80% du chiffre d’affaires d’une entreprise.

 

Il en va de même pour les prestations proposées dont une minorité est finalement fréquemment demandée par les clients.

 

Depuis la découverte de ce ratio déséquilibré entre cause et résultat, cela a poussé de nombreux chercheurs à s’intéresser au principe des 80/20.

 

Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que les recherches se sont avérées véritablement concrètes à ce sujet.

 

L’une des grandes figures de ce principe est George K Zipf, professeur de philologie à l’Université d’Harvard.

 

En 1949, il réétudie le principe de Pareto et le renomme « la loi du moindre effort ».

 

Cette loi tend à expliquer que les « ressources », à savoir le temps, les moyens techniques, les compétences et la productivité tendent toujours à se mettre en œuvre de manière à être le plus efficaces possible pour un maximum de résultat.

 

Zipf, s’est appuyé sur de statistiques démographiques, mais aussi sur les méthodes industrielles visant sans cesse à augmenter le rendement en minimisant risques et investissements.

 

Tout serait donc une question d’optimisation.

 

L’ingénieur américain Joseph Moses Juran spécialisé en contrôle qualité s’est lui aussi intéressé et réapproprié la célèbre loi de Pareto.

 

Son idée a été d’appliquer le principe des 80/20 pour aider à repérer les problèmes de qualité et ainsi améliorer les questions de fiabilité de différents biens industriels et de consommation.

 

Les recherches de Juran n’ont pas séduit immédiatement les grandes instances américaines.

 

Il fallut attendre l’intérêt de plusieurs grandes sociétés japonaises avant que ce dernier ne soit pris au sérieux aux États-Unis.

 

De grandes sociétés telles qu’IBM dans les années 60 ont elles aussi appliqué ce principe dans le but d’optimiser leurs capacités logicielles.

 

Les ordinateurs sont donc rapidement montés en gammes et en performances.

 

Naturellement, d’autres grandes sociétés telles qu’Apple ou encore Microsoft ont suivi le mouvement.

 

Plus d’un siècle après les recherches de Vilfredo Pareto, le principe des 80/20 continu d’être massivement appliqué.

 

Si ce principe continue de faire parler de lui aujourd’hui, c’est avant tout parce qu’il est surprenant.

 

Il est naturel pour l’Homme de penser que toute cause produit un effet et que tous ces effets ont un impact sur le résultat final.

 

Certains chercheurs rapprochent le principe des 80/20 à la théorie du chaos.

 

En effet, on s’intéresse dans les deux cas aux questions de cause et d’effet. Il existe toujours des instances dont les forces sont disproportionnées par rapport à leur nombre.

 

Paradoxalement, des instances plus faibles sont en surnombre. Il faut veiller sur ces instances fortes.

 

C’est souvent celles qui seront les plus significatives.

 

Dans cette même idée, théorie du chaos et principe des 80/20 prennent en compte les imprévus.

 

Des éléments peu fréquents, mais qui pour autant ont une forte influence. C’est en grande partie ce qui cause le déséquilibre évoqué précédemment.

 

Synthèse du chapitre :

 20% des causes à l’origine de 80% des résultats ?

 

Concept massivement exploité, le principe des 80/20, s’il a souvent changé de nom, s’est toujours employé à faire évoluer notre société.

 

Observé d’abord sous des aspects économiques puis sociologiques par Vilfredo Pareto.

 

Utilisé en vue d’amélioration de la qualité par Juran…

 

Perçu comme une aide à l’optimisation par de grandes sociétés informatiques…

 

Le principe des 80/20 est aujourd’hui bien plus qu’un outil statistique.

 

Il permet également d’améliorer sa qualité de vie au quotidien tant d’un point de vue personnel que professionnel.

 

Encore faut-il savoir comment le mettre en œuvre.

 

Comment penser 80/20 ?

 

Connaître le principe du 80/20 ne veut pas dire que l’on sait l’appliquer concrètement. Comme évoqué précédemment, le principe du 80/20 repose sur l’idée qu’il existe un déséquilibre entre actions et résultats.

 

Ainsi, dans un souci d’amélioration des résultats au quotidien, il faut admettre que la plupart de nos actions sont vaines et qu’une infime partie de celles-ci sont à l’origine des résultats obtenus. 

 

Pour résumer, nous avons pour habitude de produire trop d’efforts et de dépenser trop de temps pour obtenir le résultat souhaité.

 

Bien évidemment de facteurs extérieurs peuvent également venir perturber le chemin entre « action et résultat ».

 

Bien sûr, il faut garder à l’esprit que le ratio 80/20 est un ratio statistique moyen.

 

Dans les faits, ces chiffres peuvent être légèrement différents, mais dans ce même ordre d’idée.

 

Il s’agit d’un ratio moyen hypothétique, mais fiable, car largement reconnu et validé par les recherches.

 

Afin d’optimiser nos chances d’utiliser correctement le principe des 80/20, il est nécessaire d’étudier nos propres pratiques au quotidien afin de savoir comment mettre ce principe à profit pour nous améliorer.

 

Richard Koch évoque ainsi le principe de la lecture rapide.

 

Il explique qu’il est plus efficace de lire un ouvrage en lisant l’introduction, la conclusion puis en parcourant globalement le contenu qu’en le lisant en intégralité.

 

Cela permet de s’imprégner de l’essentiel en laissant de côté ce que n’est pas purement utile à notre compréhension de l’ouvrage.

 

De même dans le monde du travail l’essentiel n’est pas de travailler toujours plus…

 

Mais de travailler toujours mieux pour les clients qui rapportent le plus.

 

En somme, il est préférable de travailler en concentrant ses efforts.

 

Dans un souci d’appliquer le principe des 80/20 à sa vie et à son accomplissement personnel, l’auteur explique qu’il est toujours plus intéressant de chercher à s’enrichir personnellement plutôt que de gagner sa vie en enrichissant les autres.

 

Ainsi des investissements ou des placements judicieux peuvent de loin surpasser les revenus d’heures de travail.

 

Il y aurait deux façons distinctes d’utiliser le principe du 80/20 la pensée, et l’analyse.

 

L’analyse 80/20 repose sur les relations entre deux ensembles distincts afin d’en tirer des éléments statistiques.

 

Il prend comme exemple l’étude d’un groupe d’amis et tente d’analyser leur consommation d’alcool pendant une semaine.

 

Chaque sujet compte le verre d’alcool bu dans la semaine. Pour appliquer l’analyse 80/20 selon Richard Koch, il suffit d’inscrire dans un tableau le nom de chaque sujet et en face leur nombre de verres respectif.

 

On peut ensuite affiner le processus de classement en rangeant les sujets par ordre croissant ou décroissant selon le nombre de verres consommé.

 

Le tableau d’analyse permet d’étudier la consommation globale et moyenne personnelle du groupe sur un temps donné.

 

Il permet également de subdiviser le groupe de sujets en deux (important versus Faible Buveur) et de comparer la consommation intergroupe.

 

Ce qu’il faut comprendre ici c’est que « l’analyse » 80/20 permet de faire des constats clairs et d’établir des liens en comparant des éléments d’études de plusieurs groupes distincts.

 

C’est une méthode applicable facilement et qui permet d’obtenir des informations statistiques en constatant ou non un déséquilibre entre les groupes, mais aussi d’en déduire des relations de causes à effet selon les facteurs étudiés.

 

Comme toutes les méthodes ont leurs limites, l’analyse 80/20 ne peut pas toujours être mise en place.

 

De même, les résultats tirés de ces analyses ne sont pas toujours pertinents. C’est là que la méthode de pensée 80/20 intervient.

 

La pensée 80/20 n’est pas aussi factuelle que la méthode d’analyse.

 

Il s’agit cette fois non pas d’étudier des groupes de manière statistique et chiffrée.

 

Il s’agit plutôt de faire appel à nos capacités de réflexion et d’observation. Il faut être capable de se questionner suite à nos observations.

 

Il faut en quelque sorte concentrer son attention sur les éléments importants dans chaque situation et de faire le tri dans les éléments superflus afin de ne conserver que l’essentiel.

 

Si l’on applique ce précepte à notre vie personnelle, l’objectif et d’optimiser son fonctionnement à l’avenir.

 

Dans ce que je viens de faire, quels sont selon moi les éléments qui m’ont réellement fait avancer et quels sont ceux qui au contraire, m’ont fait perdre du temps ou de l’énergie inutilement.

 

Notre tâche est de déterminer les instances personnelles qui sont pour nous les plus fortes et les plus efficaces afin de les pousser vers l’avant et de les mettre en œuvre plus activement.

 

Dans cette même dynamique, il faut apprendre à écarter de nous les comportements ou les instances qui nous freinent dans notre progression.

 

 Synthèse du chapitre :

 

Le principe du 80/20 repose sur deux méthodes distinctes, mais d’égales importances : l’analyse et la pensée.

 

Véritable outil statistique, l’analyse nous permet de constater et d’établir rapidement des liens de cause à effet dans une situation donnée.

 

A contrario, la pensée est une démarche plus personnelle qui doit nous pousser à progresser en optimisant nos efforts importants et en minimisant les efforts superflus.

 

Il faut pour cela savoir être sélectif, apprendre à prioriser, déléguer lorsque c’est possible, faire des choix qui nous tirent vers le haut.

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